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Tourisme

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| Édition internationale - 2010 |
| Les Plus Beaux Villages enneigés |
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Bonneval-sur-Arc La Montagne Sombre © Ot Bonneval-sur-arc |
De Bonneval-sur-Arc à Sixt-Fer-à-Cheval en passant par La Grave et Saint-Véran, la montagne a donné naissance à de très beaux villages... A découvrir sous la neige ! | |
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Bonneval-sur-Arc (Savoie)
Un village et des hommes En Savoie, dans la vallée de la Haute Maurienne, il est un des Plus Beaux Villages de France où les hommes ont fait de leurs traditions et de leur environnement un modèle d’accueil touristique. Situé à 17 km au sud-est de Val-d’Isère, Bonneval-sur-Arc a réussi le pari d’associer rusticité, nature et convivialité autour d’une activité dont la modernité ne cesse de se renouveler. Maisons de pierre et toits de lauze calfeutrés, le sommet d’une église émerge seul d’une épaisse masse cotonneuse… C’est l’hiver à Bonneval-sur-Arc. Cette saison qui, dans ce pays, dure 6 à 7 mois de l’année n’a jamais été vécue par les habitants comme une fatalité mais leur a permis au contraire de développer une économie liée aux métiers traditionnels et aux ressources naturelles, tout en respectant l’environnement. Durant cette période d’isolement – qui ne sera rompue l’été qu’avec la création de la route du col de l’Iseran en 1937 -, l’artisanat du bois, la poterie, le tissage… sont produits pour être exposés ou vendus aux touristes.
A Bonneval, les maisons n’ont pas de numéro mais portent des noms. Les habitations, groupées sous forme de hameaux, sont faites de pierres liées à la chaux qui forment des murs épais (80 cm d’épaisseur en moyenne !). La charpente en mélèze soutient les toits de lauzes dont la pause est un art, tant il faut pouvoir assurer étanchéité et esthétique à la fois. Les cheminées, typiques de l’architecture savoyarde, sont également en pierre et comme couvertes d’un chapeau. A Bonneval, patrimoine se conjugue au présent et devient, sans contradiction, le cadre d’activités « tendances » : surf, snowboard, skwal, ski parabolique, cascade de glace… viennent s’ajouter à une offre de ski plus classique. Pour les inconditionnels des sports d’hiver, Bonneval offre de mai à décembre une qualité de neige exceptionnelle, sur 25 km de pistes entre 1 800 et 3 000 m (11 remontées). Balades en raquettes et même en chiens de traîneaux comptent également dans le vaste programme des activités à pratiquer sur place. |
 La Grave - L’église © D. Grillet |
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La Grave (Hautes-Alpes)
La Meije à sensations Perché à 1 450 m d’altitude, dominé par le mythique sommet de la Meije culminant à 3 983 m, La Grave allie patrimoine et traditions d’un village de montagne à la modernité et au dynamisme de ses activités de neige.
Au cœur du massif des Ecrins, le village de La Grave a accroché ses maisons au pied d’un versant ensoleillé de la montagne. Ne vous attendez pas à voir les petits chalets de bois se tasser dans les ruelles : ici, c’est la pierre qui domine. Les robustes maisons du XVIIe S sont faites de blocs de schiste ou de tuf liés par un mortier à base de terre, les toits, parées d’ardoise ou de lauze. Les « trabucs », ces ruelles à l’ancienne qui tissent un étroit réseau entre les habitations, vous mèneront en haut du village, vers la ravissante église Notre-Dame-de-l’Assomption. De là, le point de vue sur le massif des Ecrins, par-dessus la Romanche, est un vrai régal. Alignés sur un balcon dominant le bourg, les hameaux de La Grave, avec ses fours à pain, ses églises et oratoires, valent aussi la balade. Le bas du village, où l’on retrouve commerces, restaurants et hôtels, est plus moderne mais il n’est toutefois pas question de sacrifier à l’authenticité du village : pas d’hôtels de luxe ou de grandes résidences mais des hébergements confortables, simples et chaleureux.
Si La Grave attire aujourd’hui des skieurs chevronnés des quatre coins du monde et est à la pointe des sports de glisse sur neige, la commune tient à son statut de village-station où la nature reine et l’authenticité sont érigées en principes. Ici, c’est le royaume du hors piste – ce qui ne dispense pas du respect des règles de sécurité ou de l’accompagnement par des guides professionnels –, pas de foisonnement de remontées mécaniques qui abîment le paysage mais quelques téléskis et le téléphérique des glaciers de la Meije. Dans un décor grandiose, les amoureux de la poudreuse, d’une qualité reconnue ici comme exceptionnelle, ont le choix des parcours…
Mais la particularité du site, c’est cette pente de près de 9 km de descente et 2 150 m de dénivelée non-stop que des virtuoses de la glisse en quête de sensations fortes viennent dévaler chaque année en avril à l’occasion d’une compétition internationale et emblématique : le Derby de la Meije…
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 Saint-Véran - © OT Saint-Véran |
Saint-Véran (Hautes-Alpes)
Le village où les coqs picorent les étoiles Au cœur du Parc Naturel Régional du Queyras, à 2042 m d’altitude, Saint-Véran est la plus haute commune habitée d’Europe.
Autrefois coupés du monde cinq à sept mois de l’année, les Saint-Véranais ont appris à s’unir et à s’organiser dans un milieu extrême. Le plan du village en est d’ailleurs la preuve : à l’époque, l’utilisation du bois comme moyen de chauffage était à l’origine de nombreux incendies. Afin que ceux-ci ne se propagent pas dans tout le village, les habitants l’ont alors divisé en cinq quartiers séparés par des espaces interdits à la construction. Une vie de quartier s’est ainsi instituée, dont on retrouve encore aujourd’hui de multiples témoignages. Chaque quartier, en effet, possédait son four à pain et sa fontaine. Le patrimoine religieux suivait également cette règle : à chaque hameau sa chapelle et sa croix de mission, un héritage très emblématique de l’histoire cultuelle de Saint-Véran : symboles d’une croyance et d’une pratique très forte.
L’habitat exprime aussi l’adaptation nécessaire à la vie en haute altitude. Le rez-de-chaussée, construit en murs de schiste très épais (de 50 à 70 cm) est surmonté d’une sorte de auvent fait de troncs de mélèze empilés et croisés aux angles, appelé « fuste » et servant autrefois à abriter le fourrage. Attenant à ce premier espace, le « caset », tout en pierre et plus petit, abritait sous le même toit famille et bêtes.
A Saint-Véran, la nature est souveraine et propice à une multitude d’activités de plein air. L’hiver, le village se transforme en station de ski conviviale et familiale avec, en prime, un niveau d’ensoleillement exceptionnel. Relié avec la commune voisine de Molines-en-Queyras, le domaine de ski alpin s’étend sur 38 km avec un dénivelé de 1050 m et se déploie en 31 pistes de tous niveaux. Bien sûr, le site exceptionnel du Queyras invite irrémédiablement au plaisir du ski de fond avec, au départ du village, 55 km d’itinéraires (sur les 200 km que compte l’ensemble du domaine du Queyras, premier domaine nordique des Alpes du Sud). Balades en raquettes, pistes de luge… sont également proposées dans la station.
Bien que l’activité touristique ait peu à peu pris le pas sur l’agriculture, Saint-Véran a su garder un caractère rural, où les traditions n’ont pas été sacrifiées, que celles-ci passent par l’artisanat, les fêtes de village et les croyances. |
Pour en savoir plus:
Office de Tourisme de Bonneval-sur-Arc: +33 (0)4 79 05 95 95 Site internet>>
Office de Tourisme de La Grave: +33 (0)4 76 79 90 05 Site internet>>
Office de Tourisme de Saint-Véran : +33 (0)4 92 45 82 21 Site internet>>
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FRANCE GAZETTE - ÉDITION INTERNATIONALE 2010
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