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Édition internationale - 2010

L’agriculture française 1re de l’Union Européenne
Avec une surface agricole occupée de 32 millions d’hectares l’agriculture occupe un peu plus de 32 millions des 55 millions d’hectares du territoire métropolitain français et les bois et forêts 15.5 millions d’ha. Le reste soit 7.5 millions d’ha couvre les sols bâtis, revêtus artificiellement et les espaces naturels (fleuves, lacs, glaciers…).

La surface agricole diminue régulièrement au profit des superficies boisées qui ont augmenté en moyenne de 76 000 ha par an et du territoire non agricole qui, depuis 1950, poursuit son extension au rythme de 53 000 ha par an. Sur un total de 18.3 millions d’ha de surfaces arables, les céréales, oléagineux et protéagineux représentent 12 millions d’ha, les autres cultures 1 million d’ha, les cultures fourragères 4.6 millions d’ha tandis que la jachère ne concerne plus que 700 000 ha.

Les surfaces de cultures permanentes (essentiellement vignes et vergers) couvrent 1 million d’ha. Tandis que la prairie occupe 13 millions d’ha.

La forêt française couvre 15.5 millions d’ha, elle joue un rôle majeur dans la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique par le stockage de carbone. Elle participe au développement rural en fournissant de nombreux emplois, de la matière première à plusieurs branches d’activité, elle sert de cadre à de nombreuses activités de loisir.
 
 

L’agriculture française 1re de l’Union Européenne

La production agricole française avec une valeur de 69 milliards d’euros en 2008, est la 1re d’Europe. Elle contribue pour un peu plus de 18% à la production de l’UE à 27 suivie par l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne. Les quinze plus anciens membres représentent 83% de la valeur de la production de l’Union Européenne. Depuis 1998, la production en valeur des nouveaux états membres s’accroît régulièrement ainsi que leur part dans l’UE à 27.

En 2007, l’ensemble des branches de la filière agroalimentaire française représente 3.5% du PIB français (agriculture et sylviculture 2%, IAA 1.5%). En 2007, l’agriculture, la sylviculture, la pêche et les IAA emploient plus d’1.4 million de personnes soit 6.2% de l’emploi total national exprimé en équivalents temps pleins. Environ 850 000 personnes sont employées à titre principal par l’agriculture, la sylviculture ou la pêche, 400 000 dans les IAA et 150 000 dans les industries du bois ou du papier.

En France métropolitaine, parmi les 507 000 exploitations agricoles, les deux tiers soit près de 326 000 sont des exploitations professionnelles. Ces dernières concentrent 92% de la SAU. La surface moyenne des exploitations professionnelles augmente, elle est de 77 ha en 2007 contre 42 ha vingt ans plus tôt. Les formes sociétaires poursuivent leur progression, elles représentent désormais 41% des exploitations professionnelles. L’Union Européenne à 27 totalise presque 14 millions d’exploitations agricoles en 2007 et l’UE à 15 en compterait 5.6 millions.

Les concours publics à l’agriculture française (hors dépenses des collectivités territoriales) s’élèvent à 16.3 milliards d’euros, ils recouvrent les dépenses inscrites au budget de l’état et les dépenses européennes versées dans le cadre de la Politique Agricole Commune (PAC).

La France est le premier pays exportateur de l’UE avec 20% des exportations destinées aux pays tiers en 2007, avant les Pays Bas et l’Allemagne. Avec l’Italie, elle occupe le cinquième rang des pays importateurs (9%). Le déficit des échanges agroalimentaires de l’UE avec le reste du monde s’alourdit : il passe de 12 milliards d’euros en 2006 à 19 milliards d’euros en 2007. Cette dégradation est due à la hausse plus marquée des importations (+13%) que des exportations (+5%). En 2008, avec 9.3 milliards d’euros l’excédent agroalimentaire français est en légère hausse. Les achats de produits agroalimentaires (+8%) continuent plus vite que les ventes (+7%).
 

Un budget recherche en hausse

Dans le domaine agricole, en 2007, la dépense intérieure de recherche et développement est estimée à presque 1.7 milliard d’euros, en hausse de 5.6% par rapport à 2006. La dépense publique (+8.8%) augmente plus vite que celle du privé (+3.3%) et approche la moitié du total. En matière de recherche publique (800 millions d’euros), l’INRA joue un rôle prépondérant avec 700 millions d’euros. Dans le secteur privé (850 millions d’euros), l’investissement est plus faible mais plus dynamique dans la recherche en agriculture, sylviculture, pêche, aquaculture (350 millions d’euros) que dans les IAA (500 millions d’euros). 

L’industrie agroalimentaire, premier secteur industriel français (chiffres clés 2008)

• 163 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2008 : + 5,5% par rapport à 2007
• 1re place sur le marché français, devant l’industrie automobile.
• 10 568 entreprises (- 0,2% - léger recul par rapport à 2005) dont 97% de PME (moins de 250 salariés)
• 412 500 salariés : + 0.6% par rapport à 2007
• 6,6 milliards d’euros de solde positif
• Exportations 2008 : 35 milliards d’euros (+ 4,4% par rapport à 2007)
• Importations 2008 : 28,4 milliards d’euros (+ 11,1% par rapport à 2007)
• 70% de la production agricole française transformée par les industries agroalimentaires.
• 80% des produits alimentaires consommés en France sont fabriqués au niveau national.

La structure des dépenses de consommation des ménages se modifie lentement : la part des produits de l’agriculture et des IAA dans la dépense totale de consommation est passée de 21.6% en 1980 à 17.7% en 2006. Cette tendance s’explique par une croissance en volume beaucoup plus faible que pour l’ensemble des produits.

La France, un grand pays d’élevage avec une forte diversité de productions animales Avec 1 800 000 tonnes, la France est le premier pays producteur de viande bovine de l’Union Européenne. Elle détient le premier troupeau de vaches allaitantes (4.2 millions) et le deuxième troupeau de vaches laitières (3.8 millions) pour 24 millions de tonnes de lait produites. La France est le 3e pays producteur de viande caprine de l’Union Européenne (111 000 tonnes), avec un cheptel de 6 millions de brebis, dont 1.6 million de brebis laitières. Avec 850 000 chèvres, elle détient le 3e cheptel caprin de l’UE derrière la Grèce et l’Espagne. Le nombre d’équidés dans les exploitations agricoles s’établit, lui, à 453 000 têtes. La France est le 3e pays producteur de viande porcine de l’UE (230 000 tonnes) un cheptel reproducteur de 900 000 truies-mères. Avec 1 800 000 tonnes, la production française de viande de volailles se caractérise par son volume autant que par sa diversité : de nombreuses espèces sont en effet élevées dans notre pays : poulets, dindes, pintades, canards, oies. La filière oeuf a produit de son côté 14.3 milliards d’oeufs en 2008. 
 
Les biocarburants ou comment substituer du carbone renouvelable à de l’énergie fossile

En 2008, les jachères industrielles représentaient en France 206 000 ha dont 192 000 destinés aux biocarburants (principalement le colza) ; 441 000 ha bénéficiaient de l’aide aux cultures énergétiques dont 357 000 en colza. Les surfaces hors jachère consacrées aux cultures bénéficiant de l’aide énergétique ont été réduites de 40% entre 2007 et 2008 alors qu’elles avaient été multipliées par deux entre 2006 et 2007. En France, 100% des véhicules diesel roulent déjà avec du Diester en mélange banalisé jusqu’à 5% dans le gazole. L’objectif est d’atteindre 7% de biocarburants (biodiesel et bioethanol) dans les carburants en 2010.
 
 
Les signes de qualité et l’agriculture biologique : une spécificité française

La loi d’orientation agricole de 2006 distingue trois grandes catégories de valorisation des produits agricoles et agroalimentaires.
• Les signes d’identification de la qualité et de l’origine regroupent Appellation d’Origine Contrôlée (AOC), Appellation d’Origine Protégée (AOP), Indication Géographique Protégée (IGP), Label Rouge, Spécialité Traditionnelle Garantie (STG), ainsi que l’Agriculture Biologique (AB). Ils bénéficient de logos officiels nationaux ou communautaires.
• La deuxième catégorie reprend les mentions valorisantes telles que « produit fermier », « produit de montagne », « produit de pays » et « vin de pays ».
• La troisième catégorie concerne les Démarches de Certification de Conformité de Produits (CCP).

L’Institut National de l’Origine et de la Qualité, INAO, est chargé de la mise en oeuvre de la politique française relative aux produits sous signes officiels d’identification, de l’origine et de la qualité. Les AOC, principalement des vins et des fromages sont des produits au caractère typique et traditionnel. Le volume total de fromages AOC commercialisés est de 193 000 tonnes (Comté, Roquefort, Cantal etc).
Les produits sous Label Rouge et les CCP sont plus développés dans le secteur des volailles ou de la boucherie.

L’agriculture biologique est officiellement reconnue en France depuis le début des années quatre-vingt et le règlement communautaire s’applique depuis 1991. Près de 13 300 exploitations sont certifiées soit un peu plus de 2.6% des exploitations. Elles disposent de 2.1% de la surface agricole française. 7400 entreprises de transformation et de distribution sont certifiées en 2008 390 AOC vins pour 70 000 exploitations : 12 milliards d’euros de chiffre d’affaires. 48 AOC produits laitiers pour 2000 producteurs : 1.5 milliard d’euros. 40 AOC produits agroalimentaires pour 11 000 producteurs : 160 millions d’euros. 500 Label rouge pour 50 000 producteurs et 9000 opérateurs. 90 IGP pour 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires.
Pêche maritime et aquaculture : la France en 4e position dans l’UE

La France détient la 4e place de l’Union Européenne pour la pêche.
En 2007, les navires français métropolitains ont pêché près de 476 000 tonnes de poissons, crustacés, coquillages et autres produits de la mer. Le chiffre d’affaires total atteint 1013 millions d’euros en baisse de 2.4% par rapport à 2006. Les premières espèces commerciales en valeur restent le thon, la baudroie, la sole, le bar, la coquille St Jacques, le merlu et la langoustine. Ces 7 espèces représentent 55.5% de la valeur des ventes. Le commerce extérieur français des pêches et de l’aquaculture est fortement déficitaire (2.5 millions d’euros). La France est le deuxième producteur en aquaculture de l’Union Européenne. En 2007, les ventes représentent 544 millions d’euros dont 380 millions d’euros pour la conchyliculture (huîtres, moules).

Source Agreste - Ministère de l’Alimentation,
de l’Agriculture et de la Pêche 

DP et photos: © Salon de l’Agriculture 2010
  
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