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Culture

SPECTACLES
Édition internationale - 2008

PIAF, je t’aime - Adaptation et mise en scène de Jacques Darcy - Dialogues de Jean-Louis Marquet
PIAF, JE T’AIME -  Photo : Chloë Bonnard
  © Photo : Chloë Bonnard
 
Elle avait déjà triomphé au Cirque d’Hiver en 1996 : la première comédie musicale sur la vie d’Edith Piaf a fait son come back sur les planches de l’Olympia pendant l’été 2007… chaque soir le public s’est levé spontanément ovationnant longuement la troupe. Reprise en novembre 2008 au Cirque d’Hiver - Bouglione.

Ce spectacle, mis en scène par Jacques Darcy, sur des dialogues de Jean-Louis Marquet, retrace la vie de la môme dans des tableaux qui célèbrent les multiples facettes du mythe PIAF.

La version 2007 de PIAF JE T’AIME a révélé au grand public une artiste exceptionnelle. Gouailleuse mais pas caricaturale, dense mais pas démonstrative qui opte pour l’interprétation plutôt que l’imitation.

Entourée d’une trentaine de danseurs, chanteurs et musiciens en live, elle fait revivre la Piaf éternelle du quartier de Belleville, la Piaf amoureuse mais aussi, car c’est incontournable, la Piaf déformée par la maladie.

Les 320 costumes d’Anne Boulier apportent une esthétique parfaite qui se marie intimement avec les décors lumière du grand Jacques Rouveyrollis, tout en sobriété, et force d’évocation…

Pendant plus de deux heures, le spectateur franchira quelques 30 années de la vie de Piaf et de l’histoire de notre pays.


 


La comédie musicale…

 
En 1996, la première comédie musicale évoquant la vie d’Édith Piaf, remportait, un vif succès devant plus de 120 000 spectateurs.

Depuis, non seulement le souvenir de Piaf ne s’est pas éteint, mais la flamme brille toujours, entretenue par la sortie de ses enregistrements et divers spectacles dont le très beau film qui lui a été consacré.

PIAF Je T’AIME a pour but d’évoquer par une suite de scènes, comme dans une BD, les étapes de la vie de ce personnage devenu mythique, né dans la rue, magnifié par elle, et qui telle une prêtresse vouée au culte permanent de l’amour, rend son chant incantatoire.

Pas moins de 400 artistes, comédiens, chanteurs, danseurs ont été auditionnés pour découvrir les personnalités capables d’incarner, autour de Piaf, les différents personnages qui ont marqué sa vie, d’Yves Montand à Jean Cocteau, de Paul Meurisse à Marcel Cerdan, d’Eddie Constantine à Charles Aznavour, de Georges Moustaki à Charles Dumont et Théo Sarapo….

La «Môme Marie Orlandi»…
 
PIAF, JE T’AIME -  Photo : Chloë Bonnard
 © Photo : Chloë Bonnard
Authentique petit titi parisien, Marie Orlandi est née et a grandi à Montmartre.

Issue d’une famille d’artistes, père réalisateur et mère comédienne, elle obtient son premier rôle au cinéma à 3 ans dans «un amour d’emmerdeuse».

A 14 ans, elle s’inscrit au cours Florent. Elle s’y fera remarquer avant d’être engagée dans la comédie musicale «Si ça vous chante» de Guy Bontempelli au Festival d’Avignon.

Elle enchaîne avec «Fame» au théâtre de l’Européen où elle interprète l’un des rôles principaux. A l’instar de Piaf, elle sera chanteuse de piano-bar, serveuse chanteuse… Mais lasse d’écumer les castings, elle était sur le point de renoncer à ce métier, par trop inconstant.

C’est alors que sa meilleure amie, danseuse, l’inscrit pour l’audition de PIAF Je T’AIME.

Quelques mois plus tard, elle triomphe à l’Olympia et continue depuis de conquérir des salles et une presse enthousiaste et unanime. «La Môme Orlandi est née !»

 
Le story-board de la comédie musicale


Seuls les rêves résument la vie en un instant
En fermant les yeux… Vous êtes sur la butte Montmartre. Des touristes égarés cherchent la maison où est née Édith Piaf. Le garde -champêtre leur indique la direction de Belleville et évoque le temps où la môme était encore loin de son chemin de gloire.
 
Le bon air de Normandie
A quatre ans, souffreteuse, presque aveugle, elle est envoyée en Normandie, au bon air et dans une «jolie maison»… qui n ’est autre qu’un lupanar dont la grand-mère, Madame Tina, est la tenancière. Édith y est pourtant heureuse et le jour où elle recouvre la vue , les « pensionnaires » sont persuadées que Sainte Thérèse de Lisieux a pris l’enfant sous sa protection. La mémoire et les rêves s’arrogent aussi le droit de faire des coupures.
 
Chanteuse des rues
Dix ans plus tard, sur une place publique, Papa Gassion, c’est ainsi qu’elle appelle son père, n’offre à Édith qu’une vie de saltimbanque, si bien que pour gagner son «croûton» quotidien, elle décide, avec Momone, sa demi-soeur, de «se mettre à son compte» en chantant dans les rues.

Le Gerny’s
Le destin est là, Louis Leplée, patron d’un grand cabaret parisien, le Gerny’s, remarque le gigantesque potentiel de ce petit animal des rues. Il lance la môme Piaf, dont il «invente le nom». Malheureusement de moeurs complexes, il est assassiné. Edith dont la notoriété débute est bouleversée, de plus, la police la soupçonne de complicité. Elle est au bord du gouffre…
 
 
Jacques Darcy, Metteur en scène

Dès l’âge de sept ans, lors de vacances à Vichy, il veut absolument assister tous les jours aux différents concerts et spectacles offerts pour les curistes et lorsque ses parents lui demandent quel métier il choisira quand il sera grand, il affirme : «je serai dans le spectacle».
 
Bingo ! à 22 ans, il est un des plus jeunes producteurs de spectacle et organise ses premières tournées en France : Aznavour, Pétula Clark, Hallyday, Baker. Les hasards de la vie le dirigent alors vers le cinéma et il participe à la réalisation de plusieurs films. Il produit le dernier film de Marcel Carné, «La Merveilleuse Visite» sur un scénario de Didier Decoin mais également «Bernadette» et «Marie de Nazareth» réalisés par Jean Delannoy.
 
Toujours avec Marcel Carné, il produit plusieurs spectacles en multivision, notamment «Un Jour Bernadette» avec les techniques audiovisuelles les plus performantes. Plus d’un million de spectateurs applaudiront ce spectacle,
à Lourdes.
piaf, je t’aime - Jacques Darcy
  Jacques Darcy

Mais la comédie musicale représente pour lui la synthèse idéale du monde du spectacle puisqu’elle réunit le théâtre, la musique, le chant et la danse. Ainsi, il décide de produire «Piaf je t’aime» au Cirque d’Hiver en 1996. Un succès vu par plus de 120 000 personnes et qui vaudra un Molière à Nathalie Cerda, son interprète de l’époque, déjà «découverte» par lui. Il présentera également «Dali Folies» à l’Espace Cardin, un spectacle musical qui retrace la vie et les folies du génial Salvador Dali. En 2005… puis, en 2006, revient l’envie de «PIAF Je T’AIME»…

 


 


FICHE TECHNIQUE


Adaptation et Mise en scène :  Jacques DARCY
Assistant :  Thierry MERCIER
Dialogues :  Jean-Louis MARQUET
Lyrics :  Claude LEMESLE
Lumières :  Jacques ROUVEYROLLIS
Chorégraphes :  Charly MOSER et Rick ODUMS
Costumes :  Anne BOULIER
Musiques ;  Olivier LLIBOUTRY et Christian PIGET


© Photos : Chloë Bonnard
 
LE CIRQUE D’HIVER - BOUGLIONE
Du 1er novembre au 20 décembre 2008
 

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