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Cascades de Gimel - © CRT Limousin |
Alors que les plateaux s’étalent du nord au sud-est autour de la Montagne limousine, elle-même située au centre est de la région, le Bassin de Brive semble avoir été poussé dans un recoin délimité par les départements de la Dordogne et du Lot dans le sud-ouest. Cet aspect ordonné du relief se retrouve dans la carte hydrographique du Limousin : Les cours d’eau les plus importants – la Vienne, la Dordogne, la Gartempe, etc – rayonnent à partir de la Montagne limousine ; rejoints par des affluents issus des plateaux environnants, ils constituent un |
réseau hydrographique très serré. Ce réseau alimente entre autres les trois bassins de la Dordogne, de la Charente et de la Loire. La présence de l’eau dans la région ne se manifeste pas uniquement sous la forme de rivières ; elle est particulièrement riche en étangs et en lacs, naturels et artificiels – lac de Vassivière –, ainsi qu’en tourbières – tourbière des Dauges, de la Mazure. Le voyageur qui traverse le Limousin remarque bien sûr les forêts qui couvrent plus du tiers de la surface de la région, essentiellement dans sa partie la plus élevée – Creuse et la Corrèze. www.routard.com qualifie cette forêt de hirsute et explique ainsi l’emploi de ce terme : la fuite de la région par les agriculteurs a favorisé un boisement laissé en partie au hasard de la nature sans sélection ni projet. Les feuillus – châtaigniers des bas plateaux du sud-ouest ; hêtres, chênes plus en hauteur – recouvrent les deux tiers de la surface boisée alors que les résineux ont conquis une partie des sommets ; le Plateau de Millevaches dans la Creuse donne un des exemples les plus frappants de l’avancée des résineux : Le site correze.org explique dans sa page consacrée au Plateau de Millevaches que du 19e siècle jusqu’après la seconde guerre mondiale le territoire de ce dernier était celui des landes. Quelques petits bois de chênes constituaient l’essentiel de la présence d’arbres. |
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À partir des années 1950, le paysage a changé d’aspect, la forêt s’étendant jusqu’à occuper plus de la moitié de la surface du parc. Mis à part un boisement naturel semblable à celui évoqué plus haut, une politique volontaire de reboisement a encouragé les plantations résineuses ; aujourd’hui les conifères occupent plus de 56% de la surface des forêts avec un maximum de 75% au centre du plateau.
Notons au passage que Millevaches ne fait pas référence aux célèbres vaches limousines ; |
Les Monts de Blonds © CRT Limousin - Delta photo |
selon le site www.millevaches.free,il existe deux théories quant à l’origine de ce nom dont il est fait une première référence en 1048 (millevacas) : – Au mot celte batz – source – aurait été ajouté mille pour évoquer les nombreux cours d’eau du lieu. Avec le temps mille batz seraient devenu Millevaches. Cependant le même site évoque la théorie d’Albert Dauzat pour qui l’origine de ce nom remonterait aux Gaulois et signifierait lieu élevé – melo en gaulois – et vide – vacua en latin. Le site correze.org précise que du 2e siècle au début du Moyen-Âge, le plateau s’était effectivement dépeuplé. |
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