 Bernard Kouchner - Benjamin Lemaire Photo: Virtuo Press |
Depuis le mois d’août, plus de 200 000 personnes, la plupart d’ethnie hutu, ont été obligées de fuir devant l’attaque des rebelles tutsi qui bataillent contre le gouvernement. La semaine dernière, les réfugiés ont augmenté de 20 000 en un seul jour dans la ville de Goma, où l’armée s’est retirée en laissant la défense de la ville à la charge de la Mission de l’ONU au Congo (MONUC), qui comprend un peu plus de 18 000 hommes.
Par sa part, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a dit hier que la situation était catastrophique et que, après la dernière offensive, ils ignoraient où étaient les 50 000 réfugiés des camps. « Nous ne savons pas où ils sont allés. Nous craignons qu’ils aient été dispersés dans les champs ».
Le président français et aussi président de l’Union Européenne, Nicolas Sarkozy, avait condamné l’action et il avait demandé le 29 octobre dernier le déploiement d’une force européenne de 1 5000 soldats pour contenir l’offensive. Le lendemain, un cessez-le-feu est arrivé et l’UE a choisi l’intervention diplomatique.
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