L’Hôtel-Dieu va accueillir un hôtel de luxe, des galeries marchandes, et des bureaux. Une décision précipitée pour les opposants au projet. Le coût de la réhabilitation est estimé à 120 millions d’euros.
Début 2010, l’Hôtel-Dieu verra ses activités hospitalières disparaître Photo : X.Thouvenot/Metro
Tout est possible, tout est réalisable à conditions d’y mettre 120 millions d’euros, soit le coût de la réhabilitation de l’Hôtel-Dieu. C’est le message qu’a souhaité faire passer Gérard Collomb lors de l’annonce du projet de reconversion du Palais Soufflot vendredi.
Eliminés les logements, l’agriculture ou l’industrie, conservés l’hôtel de luxe, les bureaux et les boutiques pour redonner vie à l’hôpital vidé de ses activités début 2010 : "Il faut un projet ouvert aux Lyonnais, attractif qui s’intègre dans le paysage et qui ait un rayonnement international" a expliqué Gérard Collomb.
Le choix du projet final aura lieu en juillet 2010. Même si beaucoup d’options restent envisageables, conserver un pôle santé à l’Hôtel-Dieu est loin d’être acquis. Il faudrait pour cela intégrer une dimension internationale à ce pôle : "Nous avons déjà deux opérateurs intéressés par un projet de santé mais on a pour l’instant l’impression que le maire va céder l’Hôtel-Dieu au plus offrant" avoue Gérard Clavairoly, journaliste santé et membre du collectif pour un pôle santé à l’Hôtel-Dieu.
Denis Broliquier, maire UMP du deuxième arrondissement, est le seul à avoir voté contre le projet au sein du comité de pilotage : "Un homme seul décide du sort de l’Hôtel-Dieu, en moins d’une heure, sans concertation : c’est choquant" manifestait vendredi l’opposant municipal.